NAT St J BAPT

FÊTE DE LA NATIVITÉ DE SAINT JEAN-BAPTISTE

 

Saint Jean-Baptiste est le seul saint dont l’Église fête la nativité ; il partage ce privilège avec Notre-Seigneur et la Sainte Vierge, les autres saints étant généralement fêtés le jour de leur mort, le dies natalis, naissance au ciel. Il existe également une fête de la Décollation de saint Jean-Baptiste, le 29 août, rappelant les circonstances de son martyre, mais elle est moins importante que celle de sa Nativité, car cette naissance, rapportée en détail par saint Luc dans son Évangile, est un événement important de l’histoire du salut. C’est pourquoi la fête de ce jour est de première classe et, dans la forme extraordinaire du rit romain du Bx Jean XXIII, l’emporte sur le dimanche lorsqu’elle tombe ce jour-là.

Introït : De ventre
Le texte de l’Introït est tiré du prophète Isaïe ; celui qui parle ici est celui que le prophète appelle le  » serviteur de Dieu  » ; ce passage est donc messianique, mais il s’applique à tous ceux qui ont reçu de Dieu la mission d’annoncer la bonne nouvelle, et tout particulièrement à Jean-Baptiste, le précurseur :

 

De ventre matris meæ vocavit me Dominus nomine meo, et posuit os meum ut gladium acutum ; sub tegumento manus suæ protexit me, posuit me quasi sagittam electam.

Dès le sein de ma mère le Seigneur m’a appelé par mon nom, et il a fait de ma bouche une épée tranchante ; il m’a protégé sous le couvercle de sa main, et m’a placé comme une flèche choisie.

On remarquera comment ce texte d’Isaïe répond avec force à ceux qui mettent en doute l’existence d’un être humain et la création de son âme dès la conception. Notez l’accumulation des pronoms et adjectifs possessifs à la première personne, six fois dans ce texte : le prophète se sent vraiment appelé personnellement par Dieu pour se laisser guider par lui et parler en son nom.

La mélodie s’élance d’abord vers l’aigu en un grand élan, exprimant la disponibilité du prophète à l’appel divin, puis elle redescend dans le grave et s’y tient longuement, marquant l’approfondissement progressif et la prise de conscience du sérieux de sa vocation.

Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 91, cantique de louange au Seigneur, protecteur des justes, qui est très utilisé dans les messes du commun des confesseurs

Bonum est confiteri Domino, et psallere nomini tuo, Altissime.

Il est bon de louer le Seigneur, et de chanter votre nom, ô Très-Haut.

**********

Graduel : Priusquam te formarem.

Le texte du Graduel de la Nativité de saint Jean-Baptiste ressemble beaucoup à celui de l’Introït. Il est encore tiré d’un prophète de l’ancien testament, mais il s’agit cette fois de Jérémie, et il évoque aussi la vocation du prophète dès avant sa naissance, mais cette fois c’est d’abord Dieu qui parle :


Priusquam te formarem in utero novi te : et antequam exires de ventre, sanctificavi te. Misit Dominus manum suam, et tetigit os meum, et dixit mihi.


Avant même de te former dans le sein de ta mère, je te connaissais, et avant même que tu en sois sorti je t’ai consacré. Puis le Seigneur étendit la main et toucha ma bouche en disant.

Le texte s’arrête là, sans préciser ce qu’a dit le Seigneur ; on le trouve dans la suite du passage de Jérémie :  » Voici que je mets mes paroles dans ta bouche « . Tout cela s’applique très bien à saint Jean-Baptiste, qui fut prophète dès avant sa naissance en inspirant sa mère Élisabeth au jour de la Visitation ; c’est pourquoi il doit être invoqué comme protecteur des petits enfants que l’on massacre aujourd’hui dans le sein maternel. Le texte de Jérémie va même encore plus loin que celui d’Isaïe, puisqu’il affirme que dès avant sa conception le prophète était connu et aimé de Dieu.

La mélodie est assez originale pour un Graduel ; elle utilise quelques formules habituelles, mais assez peu, et surtout très peu de grandes vocalises. Assez modérée dans l’ensemble, elle exprime bien le sérieux de l’appel divin.

**********

Alléluia: Tu, puer.

Le texte de l’Alléluia du 24 juin n’est pas extrait d’un prophète de l’ancien testament comme l’Introït et le Graduel, mais de l’Évangile de saint Luc. C’est un verset du cantique Benedictus, chanté par Zacharie lorsqu’il eut recouvré la parole après la naissance de son fils, et dans lequel il annonce la vocation extraordinaire de celui-ci :

Tu, puer, propheta Altissimi vocaberis, præibis ante Dominum parare vias ejus.

Toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut ; tu marcheras devant le Seigneur pour préparer ses voies.

La mélodie est une mélodie type que l’on retrouve dans un certain nombre d’Alléluias, notamment au temps de Noël ; il y a en effet un lien étroit entre la mission du rédempteur et celle de son précurseur, les deux nativités se correspondant à six mois d’intervalle. Cette mélodie est encore pleine de la lumière qui inondait la fête de Noël, au moment où les jours commencent à croître, et qui culmine maintenant au moment du solstice d’été, occasion des célèbres  » feux de la Saint-Jean « .

**********

Offertoire : Justus ut palma

L’Offertoire de la Nativité de saint Jean-Baptiste n’est pas propre à cette fête ; il a été pris au Commun des Confesseurs, c’est-à-dire des saints qui ne sont pas martyrs, ce qui n’est d’ailleurs pas le cas de saint Jean-Baptiste qui a réellement versé son sang en témoignage de sa foi. Il a été choisi car il fait l’éloge du juste, c’est-à-dire au sens biblique celui qui accomplit parfaitement la volonté de Dieu. Le texte provient du psaume 91, dont le premier verset accompagnait l’Introït, et qui fait cet éloge avec de magnifiques comparaisons empruntées aux grands arbres que l’on pouvait voir en Palestine :
Justus ut palma florebit : sicut cedrus, quæ in Libano est, multiplicabitur.

Le juste fleurira comme le palmier, il se déploiera comme le cèdre qui est au Liban.

La mélodie possède le caractère contemplatif propre à la plupart des Offertoires, tout en étant ample et pleine de mouvement, surtout sur les mots palma, cedrus et Libano, soulignant ainsi les belles images du texte.

 **********

Communion : Tu puer

Voici de nouveau le verset du Benedictus qui figurait déjà dans l’Alléluia, mais avec cette fois le texte exact du cantique :

 

Tu, puer, Propheta Altissimi vocaberis ; præibis enim ante faciem Domini parare vias ejus.
Toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut ; en effet tu marcheras devant la face du Seigneur pour préparer ses voies.

La mélodie de cette Communion a en commun avec celle de l’Introït de commencer dans l’aigu et de s’achever dans le grave, mais ici elle reste dans l’aigu durant la plus grande partie de la pièce, acclamant avec enthousiasme la vocation de l’enfant ; elle ne descend dans le grave que sur les derniers mots parare vias ejus, reprenant alors exactement une mélodie qui figurait dans l’Alléluia, mais sur d’autres mots.

Oraisons pour la France dites ce jour au cours de la messe :

ORAISON pour la FRANCE :

Omnipotens sempitérne Deus, in cujus manu sunt omnium potestates et omnium jura popularum : réspice benignus ad eos, qui nos in potestate regunt ; ut ubique terrarum, déxtera tua protegénte, et religiornis intégritas, et patriae securitas indesinénter consistat. Per Dominum nostrum…

Dieu éternel et tout-puissant qui tenez en vos mains tout pouvoir et tout droit sur les peuples, regardez avec bienveillance ceux qui ont autorité pour nous gouverner, afin que, dans le monde entier, sous la protection de votre main, l’intégrité de la religion et la sécurité de la patrie soient sas cesse maintenues. Par Notre Seigneur …

SECRETE pour la FRANCE

Propitiare,, Domine, preces et hostia famulorum tuorum, et propter nomen tuum patriae defénde rectores ; ut salus serviéntium tibi principum, pax tuorum possit esse populorum. Per Dominum nostrum Jesum Christum Filium tuum, qui tecum vivit et regnat.

Montrez-vous propice, Seigneur, aux prières et aux sacrifices de vos serviteurs et, pour l’honneur de votre nom, défendez ceux qui sont à la tête de la patrie, en sorte que le salut des gouvernants qui vous sont fidèles puisse être aussi la paix de vos peuples. Par notre-Seigneur Jésus-Christ, votre Fils.

 

POST-COMMUNION pour la FRANCE

Protege, Domine, famulos tuos subsidiis pacis ; et corporis et spiritualibus enutriens aliméntis, a cunctis hostibus redde securos. Per Dominum nostrum

Assurez, Seigneur, le soutien protecteur de la paix à vos serviteurs et, les fortifiant par les nourritures du corps et de l’âme, gardez-les à l’abri de tous les ennemis. Par Notre-Seigneur.



oni-bi |
AL MINBAR |
Dieu et moi |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | boutiqueesoterique
| Entre Dieu et moi paroles d...
| Eglise de Maison