Quelques réflexions sur la nouvelle évangélisation

 

« Premier document voté, la Constitution conciliaire sur la sainte Liturgie (Sacrosanctum Concilium) a été salué comme le premier fruit du concile Vatican II et un peu comme le symbole du renouveau attendu. Par la suite , elle a été recouverte par la masse de documents qui s’en voulaient l’application et qui ont suscité des réactions passionnelles que l’on sait (surtout le nouvel Ordo Missae de 1969).

Finalement, la Constitution est restée peu connue des catholiques, et ceux qui prétendent s’y référer l’ont rarement lue sérieusement. C’est pourquoi ils continuent à lui prêter des positions qu’elle n’a pas défendues. Combien de gens, par exemple, croient de bonne foi que le Concile a autorisé la communion dans la main, alors qu’il n’en est rien ? »

 Père Michel Gitton, Communauté Aïn Karem

 

« N’affirme-t-on pas aujourd’hui que l’homme adore Dieu de tout son être ? Cela veut dire avec son âme et avec son corps. C’est pourquoi, dans la Bible, toute « l’œuvre de Dieu est bénédiction » (cf. CEC, 1079-1981) : c’est la dimension cosmique qui vivifie l’Ecriture sainte, de la Genèse à l’Apocalypse, et également la liturgie. Si bénir veut dire adorer, la bénédiction ou l’adoration dans l’Ecriture est illustrée par le prosternement et par le fait de plier le genou, au plan physique, et le cœur, au plan métaphysique. Seul le diable ne s’agenouille pas parce que,  disent les Pères du désert, il n’a pas de genoux. Ainsi, saint Paul voit l’harmonie entre histoire sacrée et cosmos devant Jésus : que tout genou fléchisse au ciel, sur terre et sous la terre. Conséquence concrète : le geste de s’agenouiller doit retrouver une place prééminente dans le rite de la messe, dans le mouvement, l’inspiration et la saveur du chant sacré, dans les objets sacrés : une église sans prie-Dieu n’est pas une église catholique. Pourquoi se prosterner ? Parce que la bénédiction divine se manifeste particulièrement par « la présence de Dieu dans le temple » (CEC, 1081) : en sa présence, le geste premier et fondamental est l’adoration.  Qu’on ne dise pas que le temple a été aboli, puisque Jésus l’a purifié en le substituant par son corps dans lequel habite corporellement sa divinité : désormais la présence divine est celle du corps du Christ et elle coïncide massivement avec le Saint-Sacrement. »

Père Nicola Bux

Le P. Nicola Bux est professeur de liturgie orientale à Bari et consulteur des Congrégations pour la Doctrine de la foi, pour les Causes des saints, pour le Culte divin et la discipline des sacrements, ainsi que du Bureau des célébrations liturgiques du souverain pontife.

  

Quelques réflexions sur la nouvelle évangélisation dans Annonces diverses Réunicatho2 

 

Lors de la 4e rencontre pour l’unité catholique, organisée par Réunicatho à Paris, sur le thème de « la forme extraordinaire et la nouvelle évangélisation », le 15 janvier 2012, Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan, a fait une intervention remarquée.

Il a dénoncé les désordres liturgiques, en montrant, texte à l’appui, que certaines applications de la forme ordinaire étaient en contradiction avec la Constitution sur la sainte liturgie du Concile Vatican II, Sacrosanctum Concilium.

 

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Consulter  l’intervention de Mgr Schneider.

 

Nous avons illustré brièvement les 5 obstacles à la nouvelle évangélisation développés par Mgr Schneider, par des extraits du Concile Vatican II, lorsque le thème abordé le permet.

  

1. La célébration vers le peuple

22. Le gouvernement de la liturgie

Le droit de régler l’organisation de la liturgie dépend uniquement de l’autorité de l’Église ; il appartient au Siège apostolique et, selon les règles du droit, à l’évêque.

En vertu du pouvoir donné par le droit, l’organisation de la liturgie, appartient aussi, dans les limites fixées, aux diverses assemblées d’évêques légitimement constituées, compétentes sur un territoire donné.

C’est pourquoi absolument personne d’autre, même prêtre, ne peut, de son propre chef, ajouter, enlever ou changer quoi que ce soit dans la liturgie.

 

2. La communion dans la main

(néant)

3. La disparition du latin et du chant grégorien

36. La langue liturgique

1. L’usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins

54. Latin et langue du pays à la messe

On veillera cependant à ce que les fidèles puissent dire ou chanter ensemble, en langue latine, aussi les parties de l’ordinaire de la messe qui leur reviennent.

116. Chant grégorien et polyphonie

L’Église reconnaît dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine ; c’est donc lui qui, dans les actions liturgiques, toutes choses égales d’ailleurs, doit occuper la première place.

4.  Le nouvel offertoire

23. Tradition et progrès

Afin que soit maintenue la saine tradition, et que pourtant la voie soit ouverte à un progrès légitime, pour chacune des parties de la liturgie qui sont à réviser, il faudra toujours commencer par une soigneuse étude théologique, historique, pastorale. En outre, on prendra en considération aussi bien les lois générales de la structure et de l’esprit de la liturgie que l’expérience qui découle de la récente restauration liturgique et des indults accordés en divers endroits. Enfin, on ne fera des innovations que si l’utilité de l’Église les exige vraiment et certainement, et après s’être bien assuré que les formes nouvelles sortent des formes déjà existantes par un développement en quelque sorte organique.

5. Les fonctions de lecteur et d’acolyte, dans le choeur, sont effectués par des femmes ou par des laïcs en civil

 (néant)

 

Conclusion

Les pratiques actuelles du concile Vatican II sont en contradiction avec la volonté des pères conciliaires et la tradition de l’Eglise. Mgr Schneider a demandé au Saint-Père à ce que la liberté soit donnée aux prêtres d’utiliser l’offertoire traditionnel dans le nouvel ordo. Selon Mgr Schneider, qui compare cette rupture dans la liturgie avec l’exil de la papauté en Avignon, la résolution de ces « 5 plaies » permettrait de rapprocher les deux formes du rite romain.

 

 

« C’est de la manière de traiter la liturgie que se décide le sort de la foi et de l’Eglise » (Cardinal Ratzinger)

 

 


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